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Cercle de Judo de Vesoul

Le judo et les femmes : mettre ippon les préjugés !

Un sport de souplesse, longtemps interdit aux femmes

Un jour, Jigoro KANO, regarda une branche pleine de neige. Tel un roseau qui se plie mais jamais ne se brise (« Le chêne et le roseau » par Jean de la Fontaine), il comprit que la souplesse pouvait battre la force. C’est ainsi que le judo est né, au début du XXe siècle. Le judo – qui signifie littéralement : « voie de la souplesse » – consiste à déséquilibrer en souplesse son adversaire afin de le mettre hors de combat. Qui de mieux que les femmes pour briller dans cette discipline ? Et pourtant, les portes de ce sport ont très longtemps été fermées pour elles, boudées par les grands-maîtres japonais.

Dans les articles de l’époque, on peut lire que : « Le judo est un sport trop violent pour la femme et peut l’empêcher d’avoir des enfants », « ça compromet la féminité », « les femmes ne sont pas assez disciplinées ».

Heureusement pour nous, les choses ont évolué et la femme occupe aujourd’hui une place plus importante dans le monde sportif, même si le combat n’est pas encore gagné et que ces commentaires ont un air de déjà-vu.

Le judo est-il féministe ?

Avec à la tête de nos élites, les 2 médaillés d’or, Emilie Andéol et Teddy Rinner, on peut dire que le judo français est tout aussi bien représenté par les femmes que par les hommes.

Les judokates françaises ont en moyenne plus de médailles que leurs comparses masculins et suivent les mêmes rythmes d’entraînement que les hommes. La Fédération Française de Judo est une des plus avancées sur le chemin de la parité (équilibre des instances dirigeantes, rémunérations,…). Par leurs résultats et le nombre de pratiquantes, les judokates sont le fer de lance des sports de combat pour les femmes !

Son objectif

La pratique du judo est très physique et sollicite l'ensemble de l'organisme. Ce sport fait travailler les membres de manière homogène. Il développe la qualité gestuelle et améliore la perception du corps dans l'espace. La confrontation avec un partenaire, en obligeant à bien connaître l'autre, développe aussi le côté relationnel.

Le judo et les femmes

Les femmes sont de plus en plus nombreuses à pratiquer le judo : elles représentent aujourd'hui 23 % des licenciés.

La pratique

C'est un art de self-défense qui peut s'apprendre au cours d'études de mouvements de base exécutés avec un partenaire, et d'exercices de combat libres appelés "randori". Durant ces combats, "celui qui subit" (appelé Uke), est projeté au sol et immobilisé par "celui qui projette" (appelé tori).

Exercices et compétitions se déroulent sur un tatami afin d'amortir les chutes (ukemi). Les pratiquants du judo, les judokas, cherchent à acquérir la souplesse du corps et des membres et la rapidité des déplacements (tai-sabaki). Ils doivent pouvoir être en "état d'alerte permanent" (hontai) sans qu'il se produise, au cours d'une rencontre, de "temps mort" (bonno).

Les ceintures symbolisent la progression de l'élève et sont délivrées par le professeur jusqu'à la ceinture marron. Ensuite, un examen officiel permet d'obtenir la prestigieuse ceinture noire. Au départ, les combattants sont face à face à 4 m l'un de l'autre et se saluent. Le combat commence lorsque l'arbitre dit "hajime" Il dure au minimum trois minutes et au maximum vingt minutes. Aujourd'hui, le judo français compte près de 38 000 ceintures noires.

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